Il s’agit bien d’écrire pour se raconter. Faire de cet assemblage de bits des mots et des sons. Des couleurs et des odeurs. Réinventer les synesthésies, avoir au vent de quoi passer le temps et ne plus entendre en soi que le crépitement du clavier dans la nuit. A l’encre noire ou bleue, selon les humeurs de soi, se sont substituées les pixels de l’écran et les diodes luminescentes. Et comme la Ville un soir de Nuit, j’ai le regard plein de ce bleu électrique, torche divine s’il en est, où comment se sentir Roi même vêtu de haillons, les doits agiles en guise d’épée, pour une écriture qui gouverne les âmes… Je ne dessine plus mes lettres, j’en choisis le corps et la police. Je ne rature plus mes petits cahiers, j’efface et je coupe, je colle et je suis…
Restent les échappées, ces langueurs de l’esprit, ces pauses de l’instant, qui fige le présent jusqu’à faire de moi un arrêt sur image. J’écris pour m’évader. J’écris pour raconter. J’écris pour être aimé. Mais par-dessus tout, j’écris pour ces moments de grâce, ces instantanés d’une émotion vécue, perçue, puis saisie à même le vif, en flagrant délit d’Essence…
C’est le privilège du poète d’être trop souvent en avance sur la trame de vie qu’il emprunte pour parvenir aux Sommets, ces champs élyséens qui l’attendent, et où il pourra y pleurer toutes les peines et les larmes, les perversions et les crimes, les morts et les nouveau-nés. Cette terre d’Olympe où s’adressant aux Dieux il demandera : Pourquoi ! avant de disparaître une dernière fois vers l’Horizon, hoquet de Jour sur une Nuit qui tombe…
Non décidément je ne
comprendrais jamais pourquoi l’autodestruction…
CASINO
Le fard est dardé de passion. Une robe rouge vif qui tranche avec le brun de sa peau. On devine sa poitrine sous la fine étoffe. Le dur de ses hanches a le tranchant des hivers torrides passés sous la couette à regarder fondre l’émoi… Parfois elle se retourne et jette aux spectateurs d’un soir le plus feu des regards. A table, le désir est plus que palpable. Ses ongles incarnats caressent les cartes. Dans la moiteur ambiante des sunlights et du strass, sa langue se hasarde souvent sur sa lèvre supérieure, comme pour ramener à la vie une bajoue trop mordillée, passant d’une commissure à l’autre en un éclair…
Ils ne sont plus que deux. L’homme la dévisage sans arrêt, cherchant à lire son jeu. Je vois à la dilatation de ses pupilles, à sa main crispée sur sa pile de jetons, à cette moiteur des sourcils qui le fait plisser des yeux qu’il ne pense pas qu’aux cartes. Son regard semble s’être fondu dans le généreux décolleté de la robe rouge…
Autour d’eux se massent de plus en plus de monde. On approche de la fin de la partie, et malgré le bruit assourdissant généré par le cliquetis des machines à sous, le brouhaha des badauds, l’entrechoquement des verres d’alcool, le silence semble avoir pris place en compagnie des deux joueurs. Il y a sur la table plus de cent mille dollars, et cette paire d’As insolente qui semble promettre à l’homme la victoire…
Tout doucement, elle remonte sa bretelle droite, provoquant un frisson d’émoi dans l’assistance : même le croupier y va de son coup d’œil prolongé, la faute à ces seins qui semblent la précéder d’une bonne longueur en tout lieu… Puis l’air de rien, elle vide d’un trait son verre de champagne, se levant de sa chaise dans le même mouvement, la tête en arrière, la gorge déployée, comme offerte. Et plus elle rafraichissait son palais, plus celui des hommes présents s’asséchait…
Reposant la coupe sur le liseré en bois de la table verte,
elle avance alors tous ses jetons, semblant mettre au défi, toujours debout,
son adversaire. Des applaudissements se firent entendre un peu partout. Le rapport de force s’inversait :
tapis pour un Roi et un Valet de pique, contre ces deux As et les quelques
jetons de leur propriétaire…
Bluff ?
Elle profita de ce moment de flottement pour se pencher vers le croupier et lui glisser un pourboire, ce qui eut pour effet de dévoiler un peu plus cette merveilleuse poitrine qu’on croirait tout droit sortie d’un film de Fellini… Et comme par symétrie, la courbette accentua aussi le délié de ses hanches et le plein de ses fesses. C’est sans doute cette vision des plus impertinentes, cette robe qui semblait dessinée sur la peau de la joueuse, qui acheva de motiver son adversaire. Lui aussi avançait tous ses jetons, le regard un peu torve, l’air perdu entre l’appât du gain et le désir…
Je surprenais plus d’un homme présent la bave virtuelle aux lèvres, essayant sans doute de répondre à la question que l’absence de coutures sur sa robe avait soulevé : nue ou pas nue sous ce rouge ?
Le croupier allait continuer la distribution des cartes : flop, tournant puis rivière… Une à une les cartes tombent, sans appel : d’abord un As de pique, un Huit de trèfle et un Valet de cœur. L’homme est en tête avec son brelan d’As, à peine inquiété par une paire de Valets. Puis le suspense est relancé avec cette Dame de pique, qui offre la perspective d’une Quinte Flush… Ne manque plus qu’une carte… La brune a planté son regard dans les yeux de son opposant. Lui imagine la consoler avec ses gains, et qui sait, pourquoi pas réussir à lui faire retirer cette robe. Elle ne pense qu’à en finir avec cette partie pour retrouver son amour. Le croupier un brin théâtral semble être de mèche avec l'Horloge : la dernière carte est dans ses mains, et prend tout son temps pour se jeter à table…
10 de pique ! Quinte Royal gagne !
La mine déconfite du perdant n’a d’égal que le port altier et fier de son bourreau. Le pauvre n’a même pas le temps d’être fair-play : la robe rouge semble flamboyer à présent. Debout, elle ondule de toutes ses formes pour chercher un regard tout en rassemblant ses gains. Elle évite son malheureux adversaire, qui aura décidément tout perdu ce soir forcé qu’il est de remballer sa drague, et se faufile dans une foule ravie de pouvoir frôler ce corps, cette femme, ce désir incarné.
Un large sourire illumine sa féminité : elle a trouvé l’objet de son désir.
Elle me regarde. Me remercie d’avoir attendu. Puis m’embrasse sous le regard ébahi du croupier, du perdant et des badauds : elle brune de force et d’érotisme, moi blonde de feu et de sensualité. Nos deux robes se mêlent l’une à l’autre. Et nos lèvres et nos cuisses et nos mains…
Les mots pour embarquer vers les deux mers de Chine
Les mots pour séparer le bon grain de l'ivraie
Les mots comme un frisson le long de ton échine...
Te parler pour t'aimer et dire en un baiser
Ce que les mots n'ont su dessiner à ton ciel
Te parler du bout des yeux l'esprit comme apaisé
Pour ne plus être miel pour ne plus être fiel...
Et voir en un coulé sombrer le bleu des nuits
Avoir au manteau long la fleur et le carnet
La plume et les idées pour effacer l'Ennui...
Je peux être Apollon et Ares incarnés
Sous le pont Mirabeau j'enverrai mes hérauts
Veux tu ô mon doux coeur que je sois ton héros ?
MK
Bonjour à tous je suis Etoile. Estebadia m'a gentiment confié les clés de son blog (avec lesquelles j'ai deja commencé à faire des betises...), et j'avoue que l'exercice m'attire tout autant qu'il m'effraie...
Au revoir et merci...
Je ne suis pas fait pour m'attarder trop longtemps sur les rives d'un blog... Je ne suis pas fait pour supporter les delires paranoiaques des uns et des autres, et surtout pas les miens... Je ne suis pas fait pour travailler, assouvir mes passions, aimer ET avoir un blog... Je ne suis pas fait pour melanger ma vie privée et la vie publique... Je ne suis pas fait pour twitter, wikier, netvibrer, ou technorater... Je ne suis pas fait pour lire des inepties au milieu de veritables perles, ni pour trier le bon grain de l'ivraie... Je ne suis pas fait pour la chasse aux commentaires, et surtout pas pour la jalousie de ceux qui n'arrivent pas à en avoir autant que moi : essayez le naturel, ca rapporte plus que la lèche et les compteurs et je ne sais quels autres tueurs de relations humaines... Je ne suis pas fait pour les histoires à la mords moi le noeud, et les Santa Barbara façon realité virtuelle...
J'avais ouvert ce blog apres une rupture amoureuse... Je voulais y concentrer mes ecrits et mon amour des autres... J'y ai rencontré des gens merveilleux, que je ne citerai pas parce qu'ils se connaissent déjà...
Par dessus tout, j'y ai rencontré l'AMOUR, le vrai, avec un grand A et tout et tout... Au moment où je m'y attendais le moins. A une periode de ma vie où mon seul credo, ma seule motivation était de profiter de mon été et des filles, en vrai, pas sur un blog caché derrière son ecran... On m'a charmé, seduit, capturé et aujourd'hui EPANOUI. Et j'aimerais PRESERVER tout cela... Ne prendre aucun risque, bref, être serein... Merci à toi Anna pour tout ce que tu m'apportes, et d'avance, pardon pour ce depart de Vox, je n'en serai que plus disponible pour ton plaisir, ton amour et surtout ton bonheur...
Oh rassurez vous, je vous lirai, je laisserai trainer mon regard par dessus l'epaule de ma Princesse, mais vous ne surprendrez plus ni le poète, ni le paparazzo, ni l'ami sur ce blog... J'utilise MSN, Skype, et j'invite tous ceux qui souhaitent avoir de mes nouvelles à utiliser ces moyens... La communauté à ses limites, je viens de les atteindre...
Au revoir et merci donc, sincerement, mais aussi avec un peu de soulagement.
esTebadia
Parce que je suis heureux...
Il va me falloir apprendre à ecrire dans la joie et la bonne humeur. L'exercice ne m'est pas facile : loin de la melancolie, je ne trouve pas les
mots, aucune larme ne vient adoucir le bleu de mon encre...
Desolé donc pour l'absence de poésie sur ce blog, mais j'y travaille,
et c'est tout un univers qu'il me faut recréer pour parvenir à mes
fins, et surtout passer l'epreuve de ma critique...
Mais quoi, mais qu'est-ce? Et bien voilà, Estabadia a pensé que "prêter" son blog à un ami et lui laisser carte blanche pour faire une note serait une idée sympa. Donc c'est moi qui inaugure ce concept tout neuf :) (Moi ---> P'tite Fée )
L'intérêt du concept est d'élargir son cercle communautaire, au travers d'autres blogs, et puis c'est fun aussi, il faut bien le dire :)
Dans la chaleur moite d'un tempo clubbing,
Dans les ténèbres sous une lampe "Warning",
Une danse lanscinante en guise de promesse,
Un regard mutin comme une carresse,
L'onde sensuelle qui cambre les reins,
Le feu torride qui embrase les pupilles,
La lèvre qui s'ouvre au refrain,
Le corps qui s'anime et se tortille...
Une invitation muette,
Une nuit promise,
Ce soir c'est la fête,
Le disco est de mise!!
Vous êtes un Beatles ??
Vous ne savez que fredonner du regard de douces mélodies, en espérant que la
belle qui a frappé à la porte de votre cœur en capte le refrain ?
Vous n'êtes pas doué pour l'action, et votre séduction est parfois soporifique, faute d'assurance et de signes concrets du camp d'en face ?
Vous n'êtes pas forcement des Brad Pitt, ni des Michel Blanc, plutôt un mix des deux, et vous avez peur du regard de l'être désiré ?
Vous êtes la gentillesse incarnée, et votre sens du service n'a d'égal que la prévenance
avec laquelle vous essayez de mettre en confiance l'objet de votre passion... ?
Vous êtes promis à un bel avenir, vos épaules se font de plus en plus solides
pour assumer l'avenir, et vos proches voient en vous le mari idéal ?
Et bien abandonnez toute esperance !!!
passez votre chemin !!! Changez de sexe !!! Oubliez les fées, les anges et toutes ces delicieuses creatures qui font enfler les veines de votre cou...
ou alors :
1. Devenez méchant, faites passer le mot qui clame que vous êtes un connard...
2. Faites vous opérer pour ressembler le plus possible à Narcisse
2. Couchez avec des tas de filles, et promettez a chacune monts et merveilles,
en n'engageant rien d'autre que votre sexe...
3. Internet est votre ami : sur la Toile, tout est permis ! Inventez-vous une vie, un profil
psychologique, bref, un contre poids à votre vie réelle, pour en faire
pardonner toutes les vicissitudes...
Et puis vous en connaissez beaucoup des espaces
aussi vastes ou l'on peut faire le beau devant 1001 fenêtres de conversation
tout en faisant croire à chacune qu'elle est unique ?
4. N'hésitez pas à faire le goujat : le must c'est d'inviter sa future alors que son ex-futur-ex est déjà présente... Effet garanti : loin d'écœurer les filles, ce genre de méthode permet au contraire d'accroitre l'addiction...
5. Monnayez l'amitié : en règle générale, ne donnez jamais rien ! On pourrait vous croire faible et lâche, alors que vous êtes en réalité fort et torturé...
6. Débarrassez-vous des "gêneurs", ces révélateurs de caractère qui pourraient dévoiler au grand jour tous vos travers, et transformer le prince charmant en grenouille...
7. Ne vous préoccupez pas du tout de l'état psychologique de vos "groupies" : ce n'est pas de votre faute si elles sont aveugles...
8. Profitez à temps plein de votre physique d'Apollon... le jour viendra bien assez vite où votre bedaine cachera votre -tout petit- sexe, où la calvitie s'accompagnera de cette bouffitude du visage des hommes qui n'ont pas eu à se préoccuper de leur apparence toute leur jeunesse, et qui de toute façon ont une bobonne à domicile pour leurs petits caprices, et où les femmes ne se retourneront sur votre passage que pour dire "ouf, dire que 'j’aurai pu l'épouser"...
ET SINON, arrêtez de vous plaindre bande de Beatles... J'y peux rien moi si les femmes d'aujourd'hui préfère qu'on les manipule, qu'on leur mente, et qu'on les trompe avant même de s'être engagé... Ca leur passe assez vite en général, à moins de tomber sur un vrai salaud...Dans ce cas ne les écoutez pas, et allez la sauver !!!
Se cacher derrière l'ironie condescendante, le second degré frelaté, ou encore les bons sentiments faisandés pour cacher son égoïsme, son égocentrisme et son ego trip tout court relève à mes yeux du calcul froid et implacable qui consiste à faire la somme de ses intérêts particuliers au détriment de la communauté... En d'autres termes, profiter...
Partir en guerre contre tout le monde, la rose fanée au fusil, la gâchette pressée avant même d'apercevoir une ombre, le regard noir et la tête pleine de fiel, avec pour seul étendard celui de l'envie, et pour seule trompette celle de la rage, et s'étonner de ne trouver que des terres brulées sur son passage... En d'autres termes,agresser...
Dire je veux, je vais, puis ne plus y penser, ou comment
concilier velléité et hypocrisie, envers les autres, envers soi-même, à force
de toujours virevolter en rythme avec ses envies contradictoires. Se faire
l'avocat du diable et répéter sans cesse les mêmes troubles, les mêmes
histoires, les mêmes chansons... En d'autres termes,
mépriser...
Ne pas participer à la vie communautaire, vider le frigo plutôt que le remplir, salir les assiettes plus souvent que les laver, n'avoir rien à dépenser, rien à assumer, et ne pas être capable de se montrer reconnaissant. Ne pas réaliser la chance qu'on a, tout occupé que l'on est à...
PROFITER, AGRESSER et MEPRISER.
Sur ce je vous souhaite à tous une bonne journée...